CHALK : T’ES VENU ÉCOUTER, TU VAS BOUGER

affiche de la tournée de chalk 2026

(Ou comment deux gars de Belfast s’apprêtent à retourner le Trabendo à Paris et l’Ampérage à Grenoble après un passage à Bruxelles)

Je ne sais pas ce qu’ils ont les Irlandais en ce moment, mais il se passe clairement un truc.
Parce que ça sort de partout, et surtout, ça sonne.

Fontaines D.C. qui a imposé une écriture tendue.
The Murder Capital qui creuse le sombre.
Gilla Band qui pousse le bruit.
Just Mustard qui étire les textures.
Sprints qui balance des urgences.
Et derrière, ça continue d’arriver : Gurriers, Enola Gay, Silverbacks… et Kneecap en tête de gondole.

Pas vraiment une école. Pas vraiment un son unique non plus.
Et au milieu de ça, il y a Chalk.

Et ils arrivent :

10 avril (Bruxelles) La Botanique
11 avril (Paris) Le Trabendo
13 avril (Grenoble) L’Ampérage
Puis en festival…
6 juin (Nîmes) This Is Not A Love Song Festival
13 juin (Penmarc’h) God Save the Kouign

Chalk, c’est quoi ?

Un duo. Ross Cullen et Benedict Goddard. Musiciens et réalisateurs, avec un vrai sens de l’image, et ça, ce n’est pas un détail : leur musique est pensée comme une tension visuelle autant que sonore.
Origine : Belfast.
Leur terrain de jeu : post-punk, techno, indus et noise.

Ils fabriquent des morceaux qui tournent autour du rythme, de la répétition, de la montée.

Ils ont explosé en 2025 dans des festivals comme Glastonbury Festival ou Bilbao BBK Live. En 2026, avant une tournée en tête d’affiche aux États-Unis en novembre, ils sont de retour au Royaume-Uni et en Europe au printemps.

Et sur scène, ça bouscule.

Chalk c’est une pulsation qui martèle, des textures qui accrochent et une tension qui ne redescend pas vraiment. C’est efficace et surtout très physique, presque insidieux.

Ceux qui les ont vus parlent d’un truc immédiatement physique, plus proche d’une rave tendue, « rapturous and raw », brut, presque euphorique. Ils décrivent aussi une tension constante, avec des phases presque hypnotiques qui se resserrent brutalement, sans véritable relâchement. Et surtout, une expérience collective qui déborde : la frontière scène/salle devient poreuse, Ross Cullen descend, circule, casse la distance.

Dans la fosse, on verra :

le type qui n’avait rien demandé et qui se retrouve avec un Irlandais sur le dos sans comprendre à quel moment ça a basculé
le mec venu pour réfléchir à sa vie qui finit par danser comme un con au bout de trois morceaux
le techno raver très sûr de lui qui repart avec des questions existentielles
le puriste post-punk qui résiste, puis cède, puis nie
ceux qui restent immobiles… mais qui ne décrochent pas

Dans la fosse, on verra assez vite qui résiste, et combien de temps. Vous êtes prévenus.

Partager