QG OBERKAMPF : DEATHROCK CATALAN, DARKWAVE MILANAISE ET ASCENSEUR VINCI TRAUMATIQUE

affiche de numa echos et malefixio au qg oberkampf a paris 2026

(Ou comment une semaine à Paris peut contenir deux nuits sombres et réveiller de vieux souvenirs pour une soirée spéciale musique froide du sud.)

Deux fois le QG Oberkampf en une semaine.

Le 28 février, j’y étais pour la première Live Session Bateau Fantôme. Le 7 mars, on recommence.

Rebelote : Paris version bitume humide, conversations serrées, basses qui vibrent contre les murs. Un lieu où la sueur est sincère et les silhouettes restent un peu floues. Un endroit qui accepte les guitares sombres, les rythmiques nerveuses et les synthés qui n’ont jamais aimé les matins lumineux.

Et cette nuit-là est portée par TSC Records avec Indézine et Obsküre Digital Media. La session précédente était une traversée dark et cold. Ce concert continue le voyage, un peu plus deathrock, un peu plus au Sud.

Au programme

✅ MALEFIXIO (Barcelone / Gothic Deathrock)

Malefixio vient de Barcelone et porte haut la bannière deathrock : guitares sombres, tension gothique, voix habitée, atmosphère nocturne. Une musique qui plonge dans l’héritage dark des années 80, mais qui respire encore aujourd’hui.

Et pour moi, il y a un supplément d’histoire.

Parce que la chanteuse Eva, je l’ai rencontrée bien avant Malefixio, à l’époque de La Peste Negra, son précédent groupe catalan.

Une tournée française. Un concert parisien. Et une soirée qui se termine coincés deux heures dans un ascenseur Vinci avec tout le groupe et les instruments. Ça crée des liens.

Ce genre de moment qui rappelle ce qu’est vraiment la scène indé : pas un secteur. Une aventure.

Donc oui, revoir Eva sur scène aujourd’hui avec Malefixio, ça a un goût particulier. Et je suis très curieuse de voir ce que cette énergie donnera dans la salle du QG.

✅ NUMA ECHOS (Milan / Darkwave / poésie électrique)

Numa Echos ne vient pas seulement de la musique. Elle vient aussi de la poésie, de la photographie, de la performance et de l’art visuel. Une artiste complète, qui construit un univers à la frontière de plusieurs mondes.

À Milan, elle a développé des spectacles mêlant textes, musique expérimentale, gestes et projections visuelles, présentés autant dans des espaces artistiques que dans des contextes rock indépendants.

Musicalement, elle évolue dans un territoire dark et alternatif où se croisent new wave, rock industriel, trip-hop et post-punk électronique. Textures froides, écriture très personnelle, esthétique entre introspection et tension.

Sur scène, machines et énergie rock avec un groupe complet. Le résultat : une darkwave dense, hypnotique et physique, capable de faire danser autant que de plonger dans une atmosphère plus cinématographique.

Rythmes froids. Machines hypnotiques. Atmosphère dense. La part la plus introspective de la soirée. L’endroit où les synthés deviennent presque un paysage.

Et après ?

DJ NAMID’A prendra le relais pour prolonger la nuit. Mode dancefloor sombre. Mode synthés qui tournent encore quand la dernière bière se termine.

Pour cette soirée, Dj Titoon officiera également en tant que DJ résident.

Goth. Deathrock. Darkwave.
Guitares, machines, basses et ombres épaisses.

Et moi, manifestement, deux fois en une semaine au même endroit.

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