POUR UNE INTERDICTION ABSOLUE DE WONDERWALL EN PUBLIC

(Article 5 de la Ligue Internationale de Défense des Bassistes dont je suis présidente et unique membre depuis 1989)

Contre les accords de l’ennui, je demande l’interdiction absolue de Wonderwall (sauf si tu t’appelles Noel Gallagher ou si tu es en chaussettes dans ton salon) :

  • dans un parc
  • autour d’un feu de camp
  • dans un magasin de musique
  • sur une plage avec des dreadlocks et des intentions
  • ou à proximité d’un être humain conscient

Le morceau Wonderwall, lorsqu’il est joué sans consentement explicite et signé du public présent, déclenche une faille spatio-temporelle menant directement à l’enfer des soirées Erasmus de 2004.

Cette pratique :

  • altère le climat émotionnel
  • assèche les glandes lacrymales
  • n’impressionne personne
  • provoque l’irritation et une forme rare de mélancolie rageuse connue sous le nom de syndrome de la corde grattée passive-agressive

Toute tentative de séduction par Wonderwall est également réputée vaine et pathétique.

Exception tolérée

Aucune.

Sanctions proposées

En cas d’accord gratté, l’individu sera :

  • privé de guitare jusqu’à purification complète de ses intentions musicales
  • condamné à apprendre entièrement la ligne de basse de Maxwell Murder de Rancid, doigts en sang, sans onglet ni pitié
  • assigné à résidence dans un local de répétition mal insonorisé, où tourne en boucle un enregistrement de Wonderwall joué à l’ocarina, pendant que deux bassistes improvisent des harmoniques dissonantes dans ses oreilles

Note pédagogique

Wonderwall est un phénomène acoustique incontrôlé apparu dans les années 90.

Il se propage principalement chez les individus dotés de deux accords, d’un ego instable et d’un bonnet.

Ne se soigne que par un bannissement temporaire de la guitare sèche.

Peut entraîner des rechutes en présence d’une fille triste ou d’un mec au regard perdu qui demande :

« Tu connais Oasis ? »

Ceci étant dit.

Vous pouvez reprendre une activité musicale normale.

Partager