CURTAIN À LA MAROQUINERIE, RESET ÉMOTIONNEL ET COLD WAVE HISTORIQUE

Je suis venue à la Maroquinerie pour Corpus Delicti, on en a parlé.

Normal. Réflexe. Rituel.

Et Curtain en première partie, c’était logique : proximité artistique, affinités humaines, tout colle.

Pour écouter leur cold-wave de précision, j’ai malheureusement chopé un angle de vue pourri, celui où t’entends qu’à moitié et où tu vois la moitié du groupe à cause de la fumée (la Maroquinerie, sérieux ?).

Mais peu importe : Curtain, ça reste un plaisir.

À chaque fois.

Les voir. Les entendre. Parler avec Ema.

Ce sont des vrais, pas des poseurs surjoués.

J’aime leur présence, leur sérieux, leur façon d’être là sans vouloir briller plus que la musique.

Et ensuite seulement, tu te rappelles le reste : la carrière, l’histoire, les albums, la cold wave tenue comme un fil tendu depuis vingt ans.

Curtain, c’est la preuve que l’élégance existe encore dans cette scène.

Ma rencontre avec eux remonte loin : Str8line Records.

Un label sérieux.

Une compile sérieuse.

Je suis tombée sur Urban Disease et c’était fini.

Résident permanent de mon Deezer depuis.

Le genre de titre qui ne me lâche jamais, peu importe l’humeur, l’année ou le chaos extérieur.

À partir de là, j’ai commencé à les suivre.

Beaucoup.

Notamment à l’époque bénie où Gilles Boyer tenait les séquences, unique être humain capable de se pointer au Trabendo en robe de chambre pour un set cold / new wave sans que personne ne bronche.

Depuis, il a laissé la place à une jeune femme qui apporte une tension nouvelle.

Curtain, c’est ça pour moi : une force tranquille.

Une carrière respectée, un retour maîtrisé, l’élégance sans folklore.

Ema au chant, toujours cette présence qui attire sans chercher les projecteurs.

La basse de François qui porte le set comme un socle.

Et cette cohérence rare qui fait que, même quand tu les vois dans des conditions difficiles, tu sais pourquoi tu reviens.

MINI BIO

(parce qu’un peu de contexte, ça ne tue personne)

Curtain naît à la fin des années 90, se fait remarquer immédiatement avec trois albums, puis disparaît quinze ans avant de revenir fort avec un album sorti en 2024, Between Us, chez Manic Depression, qui prouve que le temps n’a rien entamé.

Aujourd’hui, ils ont sorti un nouveau titre, Mother, mixé par Franck Amendola de Corpus Delicti.

La cold-wave en famille, quoi.

Bon.

Moi je les aime.

Ema le sait.

François non, mais il doit sentir la vibe.

Tout le monde le sait.

Et c’était encore un bonheur.

Même dans la fumée et avec les pieds trempés.

Si quelqu’un les voit, dites-leur que j’ai envoyé ma lettre d’amour annuelle parce que je peux pas les taguer.

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