HOMMAGE À DEREK SMALLS (MOUSTACHES and GLORY EDITION)
FOSSE BASSISTE / Communiqué officiel de la Ligue Internationale de Défense des Bassistes
La rubrique où l’on célèbre les bassistes mythiques et les décisions vestimentaires douteuses.
💙
Il y a des bassistes qui font groover le monde.
Et puis il y a Derek Smalls.
Le seul homme capable de faire groover une courgette coincée dans son slip.
Derek Smalls, ce n’est pas juste un bassiste.
C’est un concept.
Un état d’esprit.
Une philosophie de la life à base de basses absurdes, de cheveux gras, de pantalons trop moulants et de silences lourds.
Il est le chaînon manquant entre Lemmy, un prof de sport de 3e B, et un stagiaire chez Judas Priest.
Un homme pour qui la basse, ce n’est pas un instrument, c’est une extension naturelle du corps.
Et parfois, soyons honnêtes, c’est la seule partie du corps qu’il a réussi à maîtriser.
Le style Smalls
- La moustache de daron conquérant
- Le regard vide mais intense
- La chemise noire ouverte jusqu’à la glotte sur trop de poils
- La certitude que plus une basse est bleue, plus elle sonne
- La posture : pieds écartés, regard vers l’ampli, rien dans la tête, tout dans les doigts
Ce mec peut te faire un solo de basse à une corde en te regardant comme si c’était du Coltrane.
Il est l’incarnation même du moins, c’est mieux, mais pas pour les bonnes raisons.
Pourquoi on l’aime
Parce qu’il ne fait jamais de zèle.
Parce que pendant que les guitaristes tripotent leurs manches, Derek assure le groove avec un flegme total.
Et parce que quand il se met à parler, c’est souvent plus con que profond, et ça le rend précieux.
Il a eu des moments de doute
Il a tenté une carrière solo dans les années 2000 avec l’album Smalls Change.
Spoiler : c’était horrible, donc génial.
Ce que Derek Smalls nous a appris
- Que la basse, ce n’est pas un accessoire. C’est parfois le ciment de toutes les conneries sonores.
- Que la sobriété scénique, c’est surfait.
- Que tu peux avoir une vie sexuelle et musicale intense même si tu ressembles à un plombier médiéval en crise de la cinquantaine.
- Que les vrais leaders sont ceux qui restent dans l’ombre, près de la batterie, à faire doum-doum-doum pendant que le reste du groupe se plante.
Alors salut à toi, Derek Smalls.
Toi qui es resté droit dans tes bottes (en skaï).
Toi qui as traversé les décennies avec ta basse et ta classe douteuse.
Toi qui incarnes la grandeur du ridicule.
LONG LIVE SMALLS.
Et que ton slip soit toujours bien rempli.
Photo : @dereksmallsmusic (Instagram) / fair use (critique and chronique)
Partager


