CALVA LOUISE & SUN AU BLACK LAB À LILLE : BONJOUR, JE VIENS VOIR SIX PERSONNES FAIRE LE BRUIT DE DOUZE
Calva Louise et SUN en concert au Black Lab de Wasquehal, près de Lille, le vendredi 23 octobre 2026 : deux trios explosifs entre post-hardcore, metal, électro et brutal pop, déjà croisés au Kave Fest par Fosse Commune.
(Ou comment réserver son vendredi soir pour assister à une panne générale du système électrique à Wasquehal, près de Lille.)
Bon. Le vendredi 23 octobre, Calva Louise & SUN jouent au Black Lab, à Wasquehal. Est-ce que j’y vais ? Encore un dossier.
Le Black Lab. J’aime cette salle. C’est pas le problème. Faudra d’ailleurs que je leur ramène les 30 gobelets consignés que j’ai eu la flemme de rendre. Promis. SUN et Calva Louise, j’ai déjà enchainé les deux au Kave Fest cette année. J’avais d’ailleurs déjà consacré un article à SUN et Skindred au Kave Fest. Pas le problème non plus.
Le problème, c’est que je peux pas être partout. Voilà le problème.
Sinon, les deux groupes sont incroyables.
Calva Louise : trois musiciens et un immeuble industriel en colère
Calva Louise est un trio basé au Royaume-Uni, formé autour de Jess Allanic, Alizon Taho et Ben Parker. Ils font partie de ces groupes pour lesquels les étiquettes deviennent rapidement un problème administratif. Punk rock, électronica, nu metal et post-hardcore. Qu’importe. Le principe général semble surtout consister à empiler suffisamment de couches jusqu’à obtenir un objet sonore susceptible d’être détecté par un sismographe.
Parce que sur scène, ils sont trois. J’insiste. TROIS. Et pourtant, Calva Louise produit approximativement le bruit d’un immeuble industriel qui aurait décidé de se battre contre un Transformer.
Guitares énormes. Machines. Basse. Batterie. Vocaux qui passent du chant à l’agression caractérisée. Et une énergie générale qui laisse penser que quelqu’un, quelque part, aurait dû couper le courant beaucoup plus tôt.
Évidemment, ça m’intéresse énormément.
SUN : la brutal pop ou l’art de terminer le chantier
Et comme visiblement le dossier n’était pas suffisamment dangereux, il y a SUN.
SUN appelle son machin de la brutal pop. Très bien. J’aime énormément les gens qui inventent une catégorie musicale parce que les catégories existantes ne permettent plus de décrire correctement ce qu’ils foutent.
Chez SUN, ça veut dire mélodies pop, grosses guitares, metal, violence intermittente et capacité à passer d’un truc parfaitement chantable à quelque chose qui nécessite soudainement une expertise en traumatologie. Eux aussi sont trois aux dernières nouvelles.
Donc le programme du vendredi soir est relativement clair : Calva Louise va commencer à démonter la pièce. Puis SUN terminera le chantier.
Le Black Lab à Wasquehal : une expérience
Au Black Lab. Une salle dont le nom lui-même donne déjà l’impression qu’on va participer à une expérience dont le protocole n’a pas été validé par le comité d’éthique.
- Six personnes produisant un volume sonore administrativement suspect.
- Wasquehal, parce que pourquoi pas Wasquehal.
- Black Lab : nom extrêmement rassurant pour une expérience de ce type.
- Intégrité du système nerveux : non garantie.
- Billet : toujours en commission.
Je réfléchis.
Mais encore une fois, le problème avec cette série de concerts que je n’ai pas encore décidé d’aller voir, c’est qu’à force d’écrire pourquoi j’ai envie d’y aller, je suis littéralement en train de me vendre les billets toute seule.
C’est un système extrêmement mal conçu.
Pour ceux dont la commission a déjà rendu un avis favorable : la billetterie officielle du Black Lab est par ici. L’intégrité du système nerveux reste à la charge du spectateur.


