IDEM LILA EHJÄ À L’AFFICHE DU PUNK ISSUES #4 À PARIS
Lila Ehjä sera à La Station – Gare des Mines à Paris le 18 septembre 2026 pour PUNK ISSUES #4, entre coldwave, post-punk, shoegaze, black metal et musique électronique
(Ça m’emmerde un peu, mais parfois le mec qui fait les playlists Daaark avec 3 A sur Deezer a de bonnes recommandations)
Bon.
Il y a quelque temps, Deezer m’a recommandé Lila Ehjä.
Deezer.
Le machin capable de regarder quarante ans de musique sombre dans ma bibliothèque et de conclure que j’ai probablement envie d’une playlist Daaark avec trois A et une photo de néon violet.
Et pourtant.
Ce jour-là, le stagiaire céleste a appuyé sur le bon bouton.
Il m’a envoyé le morceau Bats.
Je l’ai gardé.
Puis j’ai commencé à fouiller.
Et j’ai écrit sur Lila Ehjä lorsqu’elle est passée à La Cartonnerie de Reims parce que quelque chose me plaisait énormément dans ce projet : une femme, seule, une guitare, des machines, un looper et absolument aucune nécessité de remplir les espaces pour rassurer qui que ce soit.
Depuis, elle continue.
Et elle sera le 18 septembre à La Station – Gare des Mines, pour PUNK ISSUES #4.
Donc je ressors le dossier.
Il y avait du black metal dans la cave
Mais avec une information supplémentaire que je n’avais pas la première fois et qui explique peut-être certaines choses : Lila Ehjä a été bassiste dans un groupe de black metal.
AH.
Voilà.
Tout de suite, le dossier devient plus lisible.
Parce que derrière cette coldwave minimale, les boucles, les guitares froides et cette façon de construire seule des paysages qui donnent envie de regarder fixement un mur en béton pendant qu’il pleut, il y avait donc du black metal dans la cave.
Je comprends mieux.
Lila Ehjä ne fabrique pas de la musique sombre en ajoutant un filtre gris sur la pochette.
Elle vient de plusieurs endroits qui savent parfaitement quoi faire du noir.
Du post-punk.
De la coldwave.
De Nine Inch Nails à Bauhaus.
Du shoegaze.
Du black metal.
Et elle met tout ça dans une machine beaucoup plus personnelle : guitare, voix, répétition, looper, tension.
Pas cinquante personnes sur scène.
Elle.
Et ça suffit pour fabriquer beaucoup plus de matière que certains groupes venus avec un minibus.
De Yö à Clivota, avec Bats toujours dans les favoris
Son premier EP, Yö, date de 2021.
Clivota est arrivé en 2024.
Et Bats, le morceau par lequel le stagiaire de Deezer m’a attrapée, est toujours dans mes favoris.
PUNK ISSUES #4 : du live au dancefloor
Le 18 septembre, elle partagera la soirée avec Leona Jacewska, artiste basée à Berlin et venue de Cracovie, qui travaille elle du côté EBM, électro, italo 80s et coldwave, dans une soirée conçue précisément pour faire circuler les choses entre live et dancefloor.
Donc oui.
Je continue à surveiller Lila Ehjä.
Parce que la première fois, j’écrivais :
« J’aime voir un artiste au moment où ça bascule. Et Lila Ehjä, ça bascule. »
Je n’ai aucune raison de retirer ça.
Au contraire.
Et je tiens à consigner officiellement ceci :
le stagiaire de Deezer avait raison.
Une fois.
Qu’il n’en profite pas.


