CABARET VERT : DEUX JOURS DE FOSSE, QOTSA, IDLES ET DÉCISIONS DISCUTABLES
Cabaret Vert : Queens of the Stone Age, FFF, Tramhaus, Kneecap, Wet Leg et IDLES au programme d’un week-end sous haute surveillance
Cette année, on revient. Plus armées, plus bruyantes, plus déterminées que jamais. Équipe au complet : deux meufs en pleine possession de leurs cervicales — ou presque (mais qui devraient sérieusement envisager de s’inscrire à un club tartes tatin & gaines chauffantes), et deux jeunes en apprentissage de fosse. Transmission intergénérationnelle garantie.
Samedi 16 août — Objectif principal : Queens of the Stone Age
Mainstage. Je veux onduler du coccyx sur la voix de Josh et regarder le bassiste Mickey Shoes dans le fond du manche.
En échauffement : FFF pour se mettre le sang en 4/4 funk, et Leprous pour se souvenir que la musique peut te déplier le cerveau façon origami norvégien.
Entre-temps, on reste ouvertes à la discussion… mais pas à tout : si tu me vois devant Alan Walker, c’est que je me suis perdue en allant chercher un kebab douteux. Ou qu’il fait trop chaud pour résister à la brume artificielle et aux lasers.
FFF : Le funk-rock français qui pue des pieds depuis 30 ans. Si t’en ressors pas avec un sourire sale, t’es déjà mort.
Queens of the Stone Age : Le mur du son en bermuda. Homme + riffs + sueur. Incontournable. Déjà vu à Bercy. J’ai perdu mon gilet ce soir-là . Et le sens de l’orientation sur Song for the Dead. L’une de mes intros de batterie préférées.
Leprous : Le grand pliage mental norvégien. Prog rock scénique, hypnotique, et suffisamment imprévisible pour te faire oublier tes lombaires. Je connais pas mais on m’a dit d’aller écouter. De fermer ma gueule. Et d’ouvrir mes chakras.
À TENTER
- The Linda Lindas : Gamines punk de LA qui ont retourné Internet en mode garage band féministe. Frais, piquant, coup de latte aux mascus.
- House of Protection : Post-punk sombre avec un côté indus. Idéal si on veut du moite et de l’anguleux.
- HorsegiirL : Électro-techno déguisée en rodéo lunaire. Soit tu trouves ça génial, soit tu demandes où est la sortie.
RED FLAGS
- Alan Walker : DJ pyrotechnique pour ados en festival sponsorisé par Red Bull. C’est mort.
- B.B. Jacques à 2h du mat : si t’es encore là , c’est que t’as raté ton bus.
- Zionclub : 100 % reggae lounge après 20h = risque de coma.
Dimanche 17 août — Base arrière : scène Razorback, no exit
Full nimp et fureur. On se relaie pour boire, pisser, respirer. On ne bouge pas de cette foutue fosse.
Programme : Tramhaus, Kneecap, Wet Leg, IDLES. Oui, IDLES.
Tramhaus : Post-punk hollandais. Rouflaquettes, claquettes-chaussettes. L’attitude : « je peux te défoncer sur scène ou te prêter mon briquet, selon l’humeur ». Déjà vus deux fois : tension froide, riffs qui grattent la moelle, et ce chic de stade sans jamais quitter le look « je descends mes poubelles ». Amour pur.
Kneecap : Rap en gaélique = déjà hors normes. Ils emmerdent l’Angleterre, gueulent pour la Palestine et ne reculent devant aucune polémique. Du brut, du politique, zéro filtre.
Wet Leg : Entendu de loin à Beauregard, coincée dans la fosse. Même à distance, un mélange léger, piquant et mordant qui donne envie d’en savoir plus.
IDLES : Vu au Zénith : claque intégrale. Bowen = mon totem. Talbot = ma boussole. Distos viscérales, pogo qui sent la bière et la révolte. Set qui te vide et te remplit en même temps. Tu ne sors jamais indemne d’un set d’IDLES.
RED FLAGS
- Julien Doré juste avant IDLES : passage du pogo au rosé pamplemousse. Traumatisme aux Vieilles Charrues. Pic de diabète et sieste.
- Will Smith en clôture après IDLES : enterrement du respect. Et du bon sens. Le programmateur était sous acide, je sais pas.
- Vampire Weekend : indie-pop brunch dominical. Doux comme un latté au lait d’avoine. Je flaire l’escroquerie de la zone molle.
- Myd Live : électro quand tu n’as même plus d’énergie pour danser. C’est non.
Objectif secondaire : ne pas finir en cormoran mazouté
L’année dernière, on a fini engluées dans une nappe de boue comme quatre cormorans mazoutés femelles. Cette année, on espère ne pas revivre ça. Mais on garde les bottes au cas où.
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