FESTIVAL BEAUREGARD 2025 : DEPART POUR AMYL EN NORMANDIE
24h après avoir croisé Chino Moreno au MainSquare (et avoir vu mon âme léviter), je remets mes Docs et je fonce en Normandie.
Loin. Boueux de trois jours de labour festivalier. Parfait.
Spoiler :
Je ne me déplace ni pour Martin Garrix, ni pour Clara Luciani. Parce que si je voulais souffrir, j’écouterais mes souvenirs.
J’y vais pour :
FONTAINES D.C.
Déjà vus l’année dernière. Depuis, ces mecs sont devenus l’étendard mélancolique d’un monde qui s’effondre lentement mais joliment.
S’ils jouent Starburster, j’ai le droit de hurler à la lune. À mi-chemin entre l’émeute élégante et la poésie vénéneuse.
AMYL AND THE SNIFFERS
On le sait.
Amy Taylor est une tornade punk en short de sport qui a décidé de ne pas s’excuser d’être belle.
Objectif : transpirer sur une nappe phréatique de rage et de glitter poisseux.
SERVO
Petite pépite post-punk française en devenir.
Déjà vus. Déjà aimés. Je signe à deux mains.
ALERTE PURGE
Clara Luciani (again).
Elle fait partie de ces artistes dont la voix semble vouloir vendre des cosmétiques. Déjà entendue en fond sonore au MainSquare : même à distance, l’effet est celui d’un yaourt nature sur une brûlure d’estomac.
À fuir.
Martin Garrix : incarnation parfaite du moment où la musique devient une stratégie de montée d’adrénaline artificielle. Comme si chaque drop était censé déclencher une euphorie sous Red Bull tiède.
Je me casse.
Les autres ? Je n’ai pas d’avis. On verra bien.
Bref. Cet été.
Pas de cocktails en bord de piscine ni d’effluves de monoï pour moi. Vous l’aurez compris.
Mon été se passe la tête dans les retours de basse, la bouche sèche, la thyroïde qui tire, et le cœur qui bat encore.
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