TONG ELECTRIC DANS LA DRÔME

FLYER JESSICA 93 TONG ELECTRIC 2026

(Ou comment donner envie de traverser la France avec une paire de claquettes.)

Bon.

Aujourd’hui, un copain m’envoie un lien avec ce message :

« Je suis en vacances dans la Drôme. Je suis tombé là-dessus. Je le sens bien… »

Évidemment.

Rien que le nom, je clique.

Tu penses.

Tong Electric #5, organisé les 31 juillet et 1er août par l’association Tous en Tong.

Rien que ça.

Ça sonne comme une promesse.

Et c’est demain.

Le meilleur nom de festival de l’été ?

Tong Electric.

Tu sais.

Ça sonne comme le nom d’un groupe de garage de 1978 qui n’a sorti qu’un 45 tours devenu culte.

Le groupe qui a fait la première partie des Ramones près de Dijon, mais dont plus personne ne se souvient vraiment.

Un délire dans ce genre.

À ce stade, je suis accrochée.

Et je ne sais plus si je dois préparer un sac de festival… ou vérifier si mes claquettes sont homologuées.

Un festival au pied du Vercors

Et puis… le lieu.

On est à Gigors-et-Lozeron, au pied du Vercors.

Avec une rivière qui longe le site.

J’ai regardé les photos.

C’est beau.

Mais vraiment beau.

Ensuite, j’ai compris le projet.

Le festival est organisé au Gigors Electric Sound System, un lieu culturel.

Pas un champ loué pour un week-end.

Un vrai lieu de vie.

Ça se sent dans leur façon de parler.

Les orgas ne donnent pas l’impression de vendre un événement.

Ils donnent l’impression d’ouvrir leur porte.

Le programme idéal d’un week-end

La musique est au centre.

Mais autour…

  • Une douche annoncée comme « roots ». Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais je sens qu’on ne repartira pas avec une savonnette de bienvenue.
  • Des parties de pétanque. On sous-estime beaucoup la pétanque en festival. Je valide.
  • Des baignades dans la rivière. Ça va cailler. Prévoyez maillot de bain, polaire et une solide capacité à dire « Oh putain, c’est froid ! » avec dignité.
  • Des lendemains prophétisés comme « difficiles ». Euphémisme. On connaît.
  • Un champ pour les tentes. Joie du plein air.
  • Des bénévoles qui prennent le temps de t’expliquer quelle route est la moins galère en montagne.

Quand les organisateurs écrivent eux-mêmes :

« Prenez cette route-là. »

…c’est qu’il existe probablement un précédent impliquant un festivalier retrouvé dans une grange avec des chèvres, treize kilomètres plus loin.

Je trouve ça incroyablement attachant.

Une programmation qui donne envie de découvrir

Puis je regarde la programmation.

Ici, on alterne :

  • Les hymnes indie de Johnny Mafia.
  • Les boucles hypnotiques de JESSICA93.
  • La noise qui te remet les vertèbres en ordre de Doppler.
  • Les dancefloors pour déprimés de LEROY SE MEURT. C’est eux qui le disent.
  • La cold pop élégante d’Eat-Girls.
  • Les explorations sonores de FLU.

En résumé…

Si tu cherches Les Lacs du Connemara, tu t’es probablement trompé de vallée.

Tu auras du post-punk, du noise, de la cold wave, de l’indé.

Chaud la journée.

Froid la nuit.

Je répète : c’est le Vercors.

30 euros les deux jours

Mais le plus beau reste le tarif.

30 euros les deux jours.

À une époque où certains festivals te demandent pratiquement un crédit immobilier pour boire une bière tiède…

Ça mérite d’être souligné.

Pourquoi j’aime déjà ce festival

J’adore.

Parce qu’au fond, Tong Electric ne cherche pas à devenir le plus gros festival de France.

Il cherche simplement à faire passer un bon week-end à des gens qui aiment la musique.

Et bizarrement…

C’est peut-être la meilleure façon de fabriquer des habitués.

Bref.

Merci, mon copain, pour la trouvaille.

Tu viens probablement de me créer un nouveau problème logistique.

Et je te connais.

Dans six mois, tu vas me raconter comment tu as découvert ton groupe préféré de l’année entre une partie de pétanque, une baignade et un wrap falafel.

Et c’est exactement ça qu’on aime dans la fosse commune.

PS : Je vous mets le lien de l’événement en commentaire parce que je suis une fille cool…

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