OZZY, T’ES PARTI, BORDEL !
(Archives du 22 juillet 2025 – Un an déjà.)
T’étais pas censé mourir.
T’étais déjà mort vingt fois.
Revenant permanent.
Anomalie médicamenteuse.
Le chaos en peignoir.
La voix d’un môme dans un corps fracassé.
Un Sabbath à toi tout seul, dans un monde qui pue le fake et le fade.
Le prince des ténèbres qui n’avait rien d’un prince
T’étais pas classe.
Pas net.
Pas bankable.
Et t’en avais rien à foutre.
T’as pissé sur l’Alamo.
T’as manifesté contre toi-même.
Tu gueulais « I love you all » avec les yeux d’un prolo de Birmingham qui y croyait vraiment.
L’homme qui a changé le metal pour toujours
T’étais un totem.
Une anomalie sacrée.
Un mec qui a posé les fondations de mille riffs, mille refrains, mille groupes.
Ozzy, bordel.
T’es le mec qui a réconcilié les sorcières, les camés et les mômes à vestes à patches.
Le mec qui comprenait mieux les vivants que tous les gourous propres sur eux.
Le mec qui, même à moitié mort, avait plus de présence scénique qu’une armée de pop stars boostées à la communication.
Crazy Train continue sans toi
Ozzy, tu étais l’absurde qui tenait debout.
L’hymne de ceux qui déraillent mais avancent.
Le mec qui hurlait :
« I’m going off the rails on a crazy train. »
Et qui, putain, y est resté toute sa vie.
Et on voulait tous être dans le wagon.
Bon voyage, Ozzy
Et ça fait chier que tu nous laisses nous démerder avec ça.
Bon voyage, mon gars.
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