ARTE Concert : le remède officiel au blues après festival

bring me the horizon sur arte concert

Ou pourquoi, après quatre jours de poussière, de bière tiède et de décibels, nous finissons tous exactement au même endroit.

Il existe un comportement que je retrouve chez énormément de festivaliers.

Le festival est terminé.

Tu rentres chez toi.

Tu lances une lessive.

Tu prends une douche qui dure trois albums.

Tu retrouves ton canapé.

Tu enfiles un vieux tee-shirt.

Parfois, tu gardes même ton bracelet.

Et puis, presque sans réfléchir…

Tu ouvres ARTE Concert.

Parce que le silence est un peu violent.

Parce que ton cerveau n’a toujours pas compris qu’il n’était plus devant une scène.

Parce qu’au fond, tu n’as pas vraiment envie que le festival soit terminé.

Alors tu te retrouves là.

En jogging. En claquettes. Avec une Badoit. À regarder un concert que tu as raté.

Ou un concert auquel tu étais.

Ou un groupe dont tu n’avais jamais entendu parler deux heures plus tôt.

Et, pendant une heure, ton cerveau accepte enfin la transition.

Une scène secondaire qui ne ferme jamais

C’est ça que j’aime chez ARTE Concert.

Ils ne remplacent pas le live.

Personne ne remplacera jamais la fosse, les copains, les bières tièdes, les coups de soleil, les poireaux, les évacuations sous l’orage ou les deux mecs en slip qui dansent sur une voiture.

Ils prolongent simplement un peu la magie.

Ils offrent une scène secondaire qui ne ferme jamais.

Ils permettent de revoir un groupe.

Ils permettent d’y être quand tu n’y es pas.

D’en découvrir dix autres.

Des heures de concerts accessibles gratuitement

Parce qu’en ce moment, tu peux enchaîner, au hasard :

  • Nick Cave and the Bad Seeds à l’Accor Arena — 2 h 30 de concert ;
  • Kim Gordon au Trianon ;
  • Iggy Pop à Berlin ;
  • Baxter Dury ;
  • The Hives ;
  • The Pretty Reckless ;
  • Papa Roach ;
  • Last Train ;
  • Just Mustard ;
  • Arcade Fire ;
  • St. Vincent ;
  • Queens of the Stone Age en session acoustique ;
  • Moby qui rejoue Play.

Et, évidemment, une énorme partie du Hellfest Open Air, avec des captations de Sepultura, Sabaton, Anthrax, Bring Me the Horizon et Napalm Death. Et même The Young Gods et Buzzcocks.

Je n’en cite que quelques-uns. Le catalogue est énorme. Il faut fouiller. Et avoir beaucoup de temps libre.

Et surtout, ils rendent tout ça accessible gratuitement.

Dans un monde où la musique est souvent transformée en produit, je trouve assez beau qu’il existe encore un endroit où l’on puisse tomber, au hasard d’un clic, sur Nick Cave, Kim Gordon, un concert du Hellfest, un groupe islandais inconnu ou une captation filmée avec un soin incroyable.

Le traitement officiel du blues après festival

Alors oui.

Je continuerai d’aller en festival.

Mais je continuerai aussi, après chaque retour de fosse, à finir en jogging, en tongs, avec une Badoit sur le canapé.

Devant ARTE Concert.

Parce que le blues après festival existe.

Et qu’à ma connaissance…

Personne n’a encore trouvé de meilleur traitement.

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