FATHER OF PEACE, LE SUNCORE ARRIVE A PARIS … J’AI AUCUNE IDÉE DE CE QUE C’EST MAIS ÇA L’AIR COOL
(Ou comment trois personnes ont décidé que créer un genre musical était plus simple que rentrer dans une case)
Il existe des groupes qui répondent à la question : « Vous faites quel style ? »
Et puis il y a Father Of Peace.
Eux répondent : SUNCORE.
Je ne sais pas exactement ce que ça veut dire. Eux non plus, j’ai l’impression.
Et c’est probablement le but.
Formé en 2023 par deux amis d’enfance, rejoints ensuite par une bassiste, le trio construit un univers qui mélange rock alternatif, psychédélisme, mélodies aériennes et grosses montées de tension, avec une identité visuelle qui évoque autant les cartes de tarot que les gravures médiévales ou un squat hippie avec des mecs qui seraient passés au micro-ondes.
Le résultat ?
Une musique qui peut passer d’un refrain presque pop à une explosion beaucoup plus nerveuse sans demander l’autorisation à personne.
Le groupe parle de SUNCORE.
Du bourrin lumineux en gros.
En réalité, si tu fais écouter Father Of Peace à dix personnes, tu risques d’entendre :
« Ça me fait penser à The Mars Volta. »
« Moi j’entends du System of a Down. »
« Y a un côté RHCP. »
« C’est carrément alternatif 90’s. »
Et eux répondraient probablement :
« Oui… mais non. C’est du suncore. »
Leur premier album, The Year Of Madness, est arrivé en 2024. Depuis, ils enchaînent les singles (No Complaints, Bluish, Persian…) et débarquent enfin en Europe avec The Year Of Madness & The Mystery Century Tour.
Et si leur musique est une chose. Leur esthétique en est une autre.
T’as le chanteur torse nu sous une veste en jean ouverte avec une coupe afro, un pantalon blanc avec des fleurs orange, une ceinture improbable et des sabots bleus ; le guitariste qui semble sortir d’un dessin animé psychédélique des années 70 ; la bassiste qui a l’air d’avoir quitté une cérémonie païenne sur une plage.
Et leurs stories sont dans la même veine. Ça oscille entre l’art contemporain, la colo sous acide, les private jokes et des tenues qui donnent l’impression qu’ils se sont habillés en tirant des vêtements au hasard… avec un résultat qui, contre toute attente, fonctionne.
Même si leur garde-robe mérite une étude anthropologique à elle seule.
Bref. Ils seront à. Paris, le 6 octobre à La Maroquinerie.
Et j’ai très envie d’aller voir ce que raconte exactement ce fameux SUNCORE.
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