FURIOSFEST, OU COMMENT LE CANTAL VEUT NOUS FAIRE DANSER SUR DES COULÉES DE LAVE

FuriosFest Open Air 2026 à Saint-Flour avec Paradise Lost, Lordi et un festival metal organisé au cœur du Cantal sur les terres volcaniques d'Auvergne.

(Du 21 au 23 août, on part dans le Cantal. Les Salers n’avaient probablement rien demandé mais elles vont quand même découvrir Paradise Lost)

Quand on pense au Cantal, et plus encore à Saint-Flour, on imagine généralement des vaches salers avec leurs cornes en lyre.

Des volcans.

Du fromage.

Des paysages magnifiques.

Des petites villes paisibles.

C’est très réducteur mais on n’imagine pas forcément Paradise Lost, Lordi ou des murs d’amplis capables de réveiller un volcan éteint.

Et pourtant… Le FuriosFest Open Air est né précisément de cette idée.

Pourquoi faudrait-il parcourir des centaines de kilomètres pour voir du metal ?

Tous les gens qui vivent en province, et plus encore dans des zones dites rurales, ont connu cette frustration.

J’en profite pour souligner qu’a la campagne, on n’est pas plus cons. Ni moins bien éduqués. On est juste plus loin. Et c’est tout. Bref.

Donc. En 2021, pour répondre à cette problématique, deux passionnés créent leur propre festival à Saint-Flour.

En réalité, le FuriosFest n’est pas né en 2021. Il est né une quinzaine d’années plus tôt dans la tête d’un chauffeur routier passionné de metal qui rêvait de monter un festival chez lui. En 2021, le rêve est simplement devenu un festival avec une association Cantal Crossbones.

Pas pour faire « comme les autres » pour faire vivre une passion.

Les créateurs l’ont d’ailleurs expliqué dans Hexalive : « On n’en attendait pas grand-chose, c’était histoire de mettre un peu de metal à Saint-Flour. »

J’aime beaucoup cette démarche.

D’ailleurs, le nom n’a pas été choisi au hasard.

Furios, c’est le mot occitan local pour dire « furieux ».

Autrement dit… Le festival des furieux.

Je considère que nous sommes ici entre gens de bonne compagnie.

Et puis il y a cette affiche.

Un taureau. Un loup.

Deux bestioles qui semblent avoir décidé que la diplomatie avait suffisamment duré.

La direction artistique est claire : ici, on ne va pas faire un atelier macramé.

UNE AFFICHE QUI SENT LA DISTORSION

En tête, Paradise Lost.

Les Britanniques n’ont plus grand-chose à prouver. Depuis plus de trente ans, ils naviguent entre doom, gothic metal et mélodies sombres sans jamais perdre leur identité.

À leurs côtés, Lordi.

Oui.

Les Finlandais qui ont gagné l’Eurovision déguisés en monstres.

Je trouve toujours ça profondément drôle.

Il y a quand même quelque chose de réjouissant à imaginer une créature de deux mètres traverser Saint-Flour en armure pour aller chercher un sandwich au Cantal.

Quelque part, ça résume parfaitement le metal.

Personne n’avait demandé des créatures démoniaques chantant du hard rock à l’Eurovision.

Ils l’ont fait quand même.

Personne n’avait demandé un festival metal au cœur du Cantal.

Ils l’ont fait quand même.

Et je trouve que les deux décisions étaient excellentes.

Le reste de l’affiche continue dans la même logique avec Greenleaf, Florence Black, Cage Fight, Black Sinna, Hyro The Hero, Monolyth et une belle poignée de groupes émergents.

Bref.

Trois jours où il sera probablement plus facile de croiser un démon finlandais qu’un joueur d’accordéon.

LES FESTIVALS QUI RESSEMBLENT À LEUR TERROIR

Ce que j’aime surtout, c’est qu’il existe encore des festivals qui racontent quelque chose.

Le FuriosFest sent le basalte, les grands espaces du Cantal… et les amplis poussés beaucoup trop fort.

Je ne sais pas ce que pensent les Salers de tout ça.

Mais j’espère sincèrement qu’elles ont prévu des bouchons d’oreilles.

Et franchement…

Je trouve ça beaucoup plus intéressant qu’un festival qui pourrait avoir lieu n’importe où.

Et voyez-vous, Saint-Flour est bâtie sur une coulée de lave vieille de plusieurs millions d’années. Et les festivaliers vont littéralement danser sur les restes d’une immense volcan.

Et ça. C’est pas n’importe où.

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