JACQUY BITCH CÉLÈBRE 50 ANS DE SCÈNE ET OFFRE NEVA, LE FANTÔME QUI HANTE ENCORE LA SCÈNE GOTHIQUE FRANÇAISE

Jacquy Bitch en concert pour la tournée NEVA BITCH – The Continuum 1976-2026, hommage aux 50 ans de création de Neva et de la scène batcave française.

Pour ses 50 ans de scène, Jacquy Bitch lance une tournée qui traverse toute son histoire, des premiers jours de NEVA jusqu’aux compositions les plus récentes.

Le booking est ouvert et les premières dates sont tombées avec une première danse à Nice à l’invitation de Dark PACA, avec les excellents Contre Jour en première partie. Puis une date à Rouen dans la Crypte de Rosa†Crvx.

Et ça, c’est un putain de truc.

Faut resituer le bordel.

Avant les réseaux sociaux. Avant les playlists gothiques générées par algorithme.

Avant que des gens découvrent le mot batcave sur TikTok.

En France, il y avait Neva.

Et Neva n’avait absolument aucune intention d’être fréquentable.

Précurseurs en France d’un batcave délirant cher à leurs collègues anglais d’Alien Sex Fiend et Specimen, ils n’auront guère eu, au cours de leur trop brève existence, la reconnaissance qu’ils auraient méritée.

Pourtant, Neva, c’est la folie batcave à l’état pur, des claviers malsains, une boîte à rythmes qui s’appelait Renée.

Oui. Renée.

Certains groupes avaient des batteries.

D’autres avaient des batteurs.

Neva avait Renée.

Et personne ne trouvait ça étrange.

Et là-dessus, Jacquy Bitch. Une sorte de clown triste, chargé d’humour noir, corrosif, délicieusement macabre, avec des looks démentiels.

Né à Saint-Quentin au début des années 80 sur les cendres du punk et de références électroniques louches, Neva construit dès ses débuts une identité singulière mêlant théâtralité, langage imaginaire, synthétiseurs sombres et atmosphères hallucinées.

Les concerts prennent rapidement des allures de cérémonies étranges où la musique ne constitue qu’une partie du spectacle.

Personne ne savait vraiment ce qu’il allait voir.

Un concert ?

Un rituel ?

Une hallucination collective ?

Une très mauvaise idée ?

Souvent un peu des quatre.

Lorsque Neva cesse ses activités au début des années 90, l’histoire ne s’arrête pas.

Jacquy Bitch poursuit le voyage sous son propre nom, emportant avec lui le même univers, le même langage inventé, la même théâtralité et la même volonté de créer un monde parallèle plutôt que de simplement écrire des morceaux.

Lui-même explique que le concept artistique est resté fondamentalement le même. Seul le nom a changé.

Au fil des décennies, avec huit albums au compteur, dont deux encore sur K7 (si !), le 4 titres génial éponyme et l’énorme When Walls Cry, Jacquy Bitch devient une figure reconnue de la scène alternative européenne.

Festivals internationaux, tournées à travers l’Europe, présence régulière sur les grands rendez-vous de la culture gothique comme le Wave-Gotik-Treffen de Leipzig ou le Gothic Festival de Waregem : son parcours dépasse largement le cadre de la scène française.

C’est précisément cette histoire que raconte aujourd’hui NEVA BITCH – The Continuum 1976-2026.

La tournée qu’il lance.

Pas une reformation nostalgique.

Jacquy n’a jamais souhaité réformer Neva.

Pas une opération patrimoniale.

Jacquy s’en fout.

Célébrer cinquante années de création.

Oui.

Pour lui, ça compte.

Des premiers pas de Neva jusqu’aux compositions les plus récentes, le projet suit le fil rouge d’une œuvre qui n’a jamais réellement cessé d’avancer.

Et ça va chier des bulles !

À suivre donc…

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