LE KAVE FEST REVIENT AU CHÂTEAU DE GISORS ET ÇA VA SENTIR LA POUSSIÈRE, LA BIÈRE ET LE RIFF DIABOLIQUE BIEN ACCORDÉ

AFFICHE KAVE FEST 2026

(ou comment transformer un château-fort normand en machine à décoller les papiers peints)

Encore une folie en approche.

Le Kave Fest revient les 3, 4 et 5 juillet 2026 au château de Gisors.

Et franchement ?

On dirait le genre de week-end où tu arrives frais à 16h avec une crème solaire et des ambitions raisonnables… puis où tu finis 48h plus tard à discuter fuzz, doom et anti-inflammatoires avec un type en battle jacket qui dort dans une tente depuis jeudi et qui connaît mystérieusement un groupe slovène enregistré sur cassette en 1994.

Rien que le vendredi annonce déjà la couleur.

Et c’est précisément là où je pense aller errer en sortant du boulot.

Because SUN que tout le monde me dit d’aller voir (à ce stade, si je n’y vais pas, j’ai l’impression que le conseil mondial du riff va me retirer ma carte).

Et surtout Skindred, que j’adore.

Skindred, c’est typiquement le projet bordéliquement fabuleux qui parle à mon âme.

Ces mecs mélangent metal, punk, hip-hop, reggae et electro dans une espèce de chaos ultra festif qu’ils appellent eux-mêmes « ragga metal ».

Sur le papier, ça ressemble à une très mauvaise idée.

En live, c’est un carnage joyeux.

Grosses basses, groove énorme, énergie absurde et Benji Webbe qui transforme une fosse entière en énorme fête sous tension.

Bref. Évidemment, je cours.

J’aurais aussi aimé voir à quoi ressemble Lacuna Coil, programmé le dimanche.

Voir comment ça a vieilli.

Une pure curiosité scientifique.

Comme rouvrir un vieux Skyblog goth mais avec des amplis.

Mais il se trouve que j’ai déjà un billet pour Lenny Kravitz dans la Somme.

Et je peux pas être partout, même si mon agenda essaie manifestement de me tuer depuis janvier.

Et sinon, pourquoi le Kave Fest ?

Parce qu’il a une particularité : il se tient dans un château-fort.

Et ça, ça pète.

J’adore l’idée qu’au même endroit où des gens géraient autrefois des affaires féodales extrêmement sérieuses, on va désormais trouver :

– des riffs et des basses bien gras
– un mec torse nu qui cherche ses potes
– trois doomers assis par terre en silence cosmique
– quelqu’un qui dit : « ce passage m’a ouvert un portail »
– et un food truck qui vend des frites jusqu’à minuit.

La civilisation évolue comme elle peut.

Et honnêtement, d’après ce que je vois, le Kave Fest a ce truc qu’on aime.

Il reste à taille humaine.

Pas de « lifestyle experience immersive sponsorisée par une boisson énergisante ».

Pas de startup nation du riff.

Reste qu’il va encore falloir que je résiste à l’idée absurde d’acheter une corne à boire ou un jeu à base de runes celtiques.

Le genre de truc que je peux envisager sérieusement alors que bon… qu’est-ce que j’irais foutre avec ça ?

Donc je vais sans doute aller là-bas pour : des groupes, du son, des gens fatigués mais heureux, et probablement une odeur persistante de houblon chaud sur les remparts.

Bref.

La vie.

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