BODEGA AU POP UP À PARIS. LA START-UP NATION VA PRENDRE CHER… MAIS EN GROOVANT

Bodega, groupe art-punk new-yorkais en concert

Bodega, groupe art-punk et post-punk new-yorkais, passe au Pop Up! à Paris le 16 septembre. Après les avoir ratés à L’Aéronef de Lille, impossible de recommencer : j’ai besoin d’entendre Doers en live et d’exorciser le bullshit de la productivité moderne avec une bonne ligne de basse.

Je les ai ratés à l’Aéronef à Lille.

Et derrière : des mois entiers à me manger les ovaires en salade. Calmement. Avec vinaigrette au regret.

Pourquoi ? À cause du morceau Doers.

Doers, qu’on peut vaguement traduire par « le mec qui fait des trucs et obtient des résultats ».

Le gars qui performe en somme.

Le gars que j’évite personnellement.

Ce morceau me donne l’impression d’être coincée dans LinkedIn, observée par trois managers, poursuivie par la productivité moderne, tout en dansant nerveusement dans un open-space sous caféine.

Et je l’adore.

En boucle.

Et Bodega, c’est probablement l’un des représentants les plus réjouissants de l’art-punk new-yorkais en lutte contre le consumérisme… mais fun.

Imagine des gens intelligents, fatigués, très Brooklyn, sarcastiques, qui regardent le monde moderne avec de l’ironie, de l’anxiété, des guitares tendues et une énorme envie de transformer tout ça en post-punk dansant.

Leur truc, c’est les comportements humains, les injonctions sociales, les gens qui « font des trucs » en permanence, ceux qui optimisent, le développement personnel, les automatismes modernes, la surconsommation imbécile… et ils transforment tout ça en morceaux hyper nerveux mais ultra jouissifs.

Le groupe dit clairement que l’idéologie du bullshit performatif pousse les gens à traiter leur temps, leur corps et leurs relations comme des ressources à exploiter ou à vendre.

Et ça les gonfle.

Et moi aussi.

En plus, derrière le côté arty, intello et new-yorkais, ça bouge.

Ça groove.

Ça saute.

Ça vit.

De ce que j’en sais.

Parce que je les ai ratés !!! Rapport au trauma ovarien.

Et cette fois-ci je m’organise.

Ils passent le 16 septembre au Pop Up! à Paris.

Je vais enfin savoir comment le consumérisme nous détruit psychologiquement… MAIS AVEC UNE BONNE LIGNE DE BASSE autour.

Parce qu’on connaît TOUS ce moment où quelqu’un te parle d’optimisation, de productivité, de workflow, de crushing it… et où ton âme quitte lentement ton corps.

Et honnêtement ?

J’ai besoin d’un exorcisme.

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