ROCK EN SEINE – SLOWDIVE : C’EST INDÉNIABLEMENT MAGNIFIQUE. MAIS QU’EST-CE QUE C’EST LOIN… JE CHANGE DE STRATÉGIE
Slowdive à Rock en Seine 2026 : un concert magnifique vu depuis les talus de Saint-Cloud, avant de changer complètement de stratégie pour survivre au reste de la journée
Bon.
J’ai trouvé Slowdive.
Pour arriver à la Grande Scène, j’ai demandé mon chemin pour tenter de m’approcher. On m’a dit : Tu vas à droite. Tu longes les talus.
J’ai vu les talus.
À Rock en Seine, BoursoBank est visible à 800 mètres mais pour trouver Slowdive, on te donne des indications comme pour rejoindre une ferme dans le Larzac.
Très bien.
J’ai grimpé.
Et je me suis installée tout en haut.
Cul par terre. Vue parcellaire. Mais son nickel.
Et Slowdive. Alors.
Slowdive : tout est magnifique
Le son est magnifique.
Les nappes sont magnifiques.
Les guitares sont magnifiques.
Les voix sont magnifiques.
L’ensemble t’enveloppe dans un immense truc cotonneux, délicat, parfaitement maîtrisé.
C’est beau.
Mais alors… j’ai trouvé ça long.
Il faut dire que j’ai vu de loin.
Et pour moi ça aide pas.
Je change de stratégie
J’ai donc pris une décision.
Je sais désormais que je vais possiblement entendre Robert Smith du fond du festival. Si j’ai de la chance.
Le flux de Curistes ne cesse de remonter le festival comme des saumons. M’éloignant chacun un peu plus de ce pour quoi je suis là.
C’est moche hein ?
Soit tu restes.
Et tu vois un groupe au prix d’atroces souffrances.
Soit tu choisis la mobilité.
J’ai choisi la mobilité.
Je repars dans le fond du festival voir un peu ce qui se passe sur les deux autres scènes.
Je ne sais plus comment elles s’appellent officiellement.
On va dire « Cochonou » et « Arpic ».
À ce stade, ça pourrait être vrai.
Je vais arbitrer le duel Wolf Alice contre Anna von Hausswolff.
Et je reviens.
FIN DE TRANSMISSION DU TALUS.


