FESTIVAL 2027 : FAITH NO MORE REVIENT, JE SUIS DONC CONTRAINTE DE RETOURNER DANS LES FLANDRES AU GRASPOP

Faith No More de retour sur scène en 2027 au Graspop Metal Meeting en Belgique

Faith No More annonce son retour en Europe en 2027, avec une date au Graspop Metal Meeting le 18 juin à Dessel, en Belgique.

(Ou comment je viens de sauter au plafond d’un coup, après avoir vu le retour des barjots de San Francisco en 2027)

Bon. Il fallait bien que ça arrive. Faith No More revient. Après des années à se demander si Mike Patton et ses camarades allaient un jour remettre cette machine parfaitement dysfonctionnelle sur une scène, la réponse est donc : oui.

Et pas qu’un peu.

Faith No More commence à semer des dates un peu partout en Europe pour l’été 2027 : Rock For People en République tchèque, Rock im Park et Rock am Ring en Allemagne, Mystic Festival en Pologne, Nova Rock en Autriche, Copenhell au Danemark, Tons of Rock en Norvège, NOS Alive au Portugal…

Et le 18 juin : Graspop Metal Meeting. Dessel. Belgique. Les Flandres.

Me voilà donc une nouvelle fois contrainte, par des circonstances totalement indépendantes de ma volonté, de me rendre dans un festival metal flamand. L’année dernière, c’était Primus à Alcatraz. Cette fois, c’est Faith No More au GMM. Non négociable.

Faith No More : une anomalie majeure du rock alternatif

Pourquoi ?

Faith No More, c’est un groupe de San Francisco formé à la fin des années 70 et devenu, à partir de la fin des années 80, l’une des anomalies les plus importantes du rock alternatif. Ils se sont séparés en 1998. Ils sont revenus en 2009. Ils ont sorti Sol Invictus en 2015. Puis silence, projets annulés, années qui passent. Mike qui dit, jamais plus jamais.

On les a rangés dans le metal alternatif. Dans le funk metal. Dans le rock expérimental. Dans le rap metal. C’est pratique. C’est surtout une façon de dire que personne n’a jamais vraiment su dans quelle putain de boîte les mettre. On les a comparés à Pearl Jam, et j’ai protesté…

Parce que Faith No More peut faire cohabiter du metal, du funk, du punk, du hip-hop, de la pop, du hardcore et des choses qui donnent simplement l’impression que quelqu’un a laissé Mike Patton sans surveillance.

Mike Patton et Billy Gould : une machine de guerre parfaitement dysfonctionnelle

Mike Patton, justement.

Chanteur arrivé en 1988, propriétaire d’une voix qui semble avoir été livrée avec beaucoup trop d’options : crooner, hurleur, murmure inquiétant, voix de dessin animé, démon coincé dans une canalisation, chanteur pop impeccable. Parfois dans le même morceau. Et derrière, il y a une machine de guerre, et notamment Billy Gould à la basse.

Si vous ne connaissez pas, allez écouter The Real Thing, Angel Dust et King for a Day… Fool for a Lifetime. Vous comprendrez pourquoi une quantité assez indécente de groupes arrivés après eux leur doivent quelque chose.

Et sur scène ?

Faith No More, c’est cinq musiciens capables de jouer avec une précision chirurgicale pendant que Mike Patton donne l’impression qu’une erreur administrative lui a permis de s’échapper d’un établissement sécurisé. Ça peut être massif, funky, brutal, grotesque, magnifique, parfaitement maîtrisé et complètement imprévisible. Parfois tout ça pendant le même morceau.

Faith No More : un groupe qui aurait mérité la présence d’un adulte

Et en ville, c’est comment ?

Pas beaucoup plus calme. C’est de purs débiles comme on les aime, entourés d’un folklore considérable de merde au sèche-cheveux, de b*tes à l’air et d’hôtels probablement ravis de les voir partir. Une bonne partie est invérifiable. Mais il nous reste trois histoires parfaitement documentées qui permettent déjà de conclure que personne, à aucun moment, n’a jugé utile de mettre un adulte dans la pièce.

Faith No More, c’est aussi un groupe qui a viré son guitariste par fax en 1993. Un groupe dont le chanteur s’est volontairement privé de sommeil avant de fabriquer des paroles de Land of Sunshine avec des questions piquées dans un test de personnalité de l’Église de Scientologie. Un groupe qui, au début des années 90, en a eu tellement marre des métalleux réclamant leur reprise de War Pigs de Black Sabbath qu’il a décidé de leur répondre avec Easy des Commodores.

En gros : exactement le genre de groupe pour lequel on accepte volontairement de retourner dans un champ flamand.

La billetterie ouvre samedi 14 novembre à 10 h. J’ai mis une alerte.

Rendez-vous est pris.